La lumière dans le jardin

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Comment utiliser la lumière dans le jardin

Ombres, reflets, contrastes, faisceaux… La meilleure façon d’éclairer son extérieur pour un équilibre entre magie et fonctionnalité.

Depuis deux ou trois ans, les particuliers, après s’être intéressés au mobilier de jardin, commencent enfin à se préoccuper de leur éclairage. Du bec de gaz, ils sont passés à des ensembles beaucoup plus design», explique Alain Taillandier, le président d’Artemide France. Si les lampes d’extérieur étaient jusqu’alors pensées pour des professionnels ou des personnes à hauts revenus, elles sont aujourd’hui entrées dans les mœurs. Éclairer son jardin, c’est lui donner un style, une identité. Ainsi, lorsqu’on souhaite mettre en lumière un espace doit-on s’interroger sur le résultat escompté et le mode de vie des habitants. Trouver le bon éclairage implique une maîtrise du terrain. Un concepteur paysagiste sera de bon conseil.

Tolomeo Paralume (abat-jour) et Lampione (réverbère), modèles iconiques de chez Artemide.

Jardin de jour, jardin de nuit, deux ensembles aux proportions très différentes. «Illuminer son extérieur, c’est créer un nouvel univers, une dimension plus douce. Il s’agit de lui donner de la profondeur, de valoriser les différents éléments et surtout de réaliser des choix. À noter tout de même qu’il est nécessaire d’éclairer le fond afin d’ouvrir le champ de vision», explique Éric Lequertier, architecte paysagiste. Comme une mise en scène, on apporte une note théâtrale: la lumière est là pour accompagner. Le jardin joue du mystère et invite ainsi à une bulle de quiétude. L’idée est bien de ne pas voir qu’on éclaire mais ce que l’on éclaire. «Nous devons avoir l’impression d’être observé plutôt que l’inverse», complète le spécialiste. C’est un jeu d’ombres et de contrastes avec les végétaux. Tout est dans l’harmonie, le juste équilibre. Là est la subtilité: se garder de trop éclairer. «On élimine le surplus pour impressionner beaucoup», résume-t-il.

Des touches lumineuses

Pour conjuguer au mieux la magie du lieu et l’aspect fonctionnel, deux types d’éclairages se partagent la donne: le direct et l’indirect (voire invisible). Le premier cherche à mettre en valeur un élément en particulier, comme un spot, ou une barre LED, placé en dessous d’un arbre, laissant la lumière monter jusqu’au feuillage. Alors que le second se sert d’un support tel qu’un mur afin d’absorber la lumière et de la renvoyer dans l’espace. Ce dernier, beaucoup plus doux et moins éblouissant permet justement de jouer avec les ombres, et d’y laisser entrer la poésie.

Pour les chemins et les allées, mieux vaut se laisser guider par la lumière de piquets solaires ou de lampes encastrées au sol en enfilade afin de souligner l’ensemble alors que l’éclairage du végétal sera beaucoup plus subtil. Actuellement la tendance est aux boules lumineuses à poser à même le sol comme les Gregg Terra de Foscarini, aux suspensions d’arbre tel Trilly signé Martinelli Luce ou encore aux baladeuses de Fermob. Pour l’aspect ludique, Artemide propose Reeds, un bouquet de tiges lumineuses en fibre de verre à faire émerger d’un point d’eau ou d’herbes folles ou encore Granito, un cube à quatre fentes. De toutes les tailles et la plupart sans fil, ces produits ont l’avantage d’un éclairage plus doux, d’être nomades et souvent programmables.

Renforcer la silhouette

Cela va sans dire que la LED a été une révolution en ce domaine. D’ailleurs, elle représente 99 % des luminaires d’extérieur chez Artemide. De plus en plus petit, ce type d’éclairage correspond tout à fait à ces touches de lumière voulues au jardin. De même, elle a cet avantage d’être beaucoup moins énergivore et d’une durée de vie plus intéressante: «Les LED illuminent 50.000 heures contrairement aux 5000 habituelles d’un halogène et consomment six à huit fois moins qu’avant», explique Alain Taillandier.L’autre point crucial à ne pas négliger concerne l’intensité de la chaleur de la lumière. Pour des graminées, des oliviers, des massifs, des bosquets, il est judicieux d’opter pour des températures froides de l’ordre de 6 000 K contrairement à l’éclairage d’arbres, de fleurs et de terrasses qui nécessitent une lumière plus chaude, autour de 3000 K. Quant aux teintes colorées, à condition de ne pas barioler, elles ont cette capacité de renforcer la silhouette. Cependant, Alain Taillandier affirme que «la trichromie est une tendance passée. Elle n’apporte pas de performance et finalement, s’avère très m’as-tu-vu».

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